Tout a commencé dans le jardin de ma grand-mère...

Lorsque j'étais enfant, et que je passais les jeudis après-midi ou les vacances chez elle, dans un quartier tranquille de Toulouse, une de mes occupations favorite était de gouter les fleurs.

J'étais plutôt spécialisée dans les violettes ou les fleurs de glycine, tandis que ma cousine du même age, elle, ne voyait que par les roses!

Il y avait aussi les fameuses visites chez mon arrière grand-mère. En bonne toulousaine - et comme toutes les grands-mères de cette époque- elle se parfumait à la violette de Toulouse.

J'avais dans les 8-10 ans et je me souviens très bien que l'on sentait ce parfum incomparable bien avant d'avoir poussé la porte d'entrée et qu'une fois à l'interieur, l'intensité augmentait au fur et à mesure que l'on se rapprochait de " mémé Gossé"...

Puis la destinée a voulue que je réoriente mes études vers l'horticulture. (J'étais partie pour m'embarquer dans les techniques de laboratoire...)

J'ai passé le concours d'entrée à l'ENITHP d'Angers, qui prépare au diplôme d'ingénieur en horticulture. Me sentant un peu exilée, j'ai de suite cherché ce qui pourrait me rapprocher de mon "Toulouse natal"...

J'ai pensé que je pourrais peut-être faire mon mémoire de fin d'études sur la fameuse " violette de Toulouse", que je n'avais jamais vue de ma vie, il faut bien le souligner!

Par chance, c'était l'époque où il commencait à y avoir des discussions sur l'éventuelle relance de cette culture, qui était pratiquement abandonnée....

J'ai pu obtenir un sujet qui m'a passionné pendant 6 mois. Il s'agissait d'établir les origines botaniques et géographiques de cette plante originale et, après avoir fait le rat de bibliothèque, il s'avère que l'on aboutit à rien! Aussi, la quête demeure!

J'ai aussi été bouleversée par la rencontre d'anciens producteurs, qui ont eu la chance de connaitre l'époque de gloire de la culture de la violette de Toulouse. Certains trainent avec eux jusqu'à 4 générations de souvenirs, de savoir-faire et de passion pour cette plante.

Ainsi a débuté mon intérêt pour la violette, que je me suis empressée d'essayer de cultiver , non sans d'abord essuyer quelques plâtres!

 

Petit à petit, j'ai découvert qu'il existait d'autres variétés de violettes, toutes plus attachantes les unes que les autres.

Et puis, chose encore plus intéressante, j'ai découvert qu'il existait aussi des mordus de violettes comme moi de part le monde, bon nombre d'entres-eux étant regroupés dans l'association internationale de la violette. Il s'en est suivi (et il s'en suit encore!) des correspondances très intéressantes et enrichissantes, des échanges fructueux sur les violettes, ainsi que de très forts liens d'amitiés....

Ces échanges m'ont amenée à aller à Washington D.C. en 1995 pour le 1er Congrès International de la Violette avec mon amie Hélène et au retour, nous n'avions qu'une envie, organiser le prochain Congrès de l'association internationale à Toulouse, cité des violettes.

Ce fût chose faite pour le 5ème Congrès International de la Violette qui s'est tenu les 26-27 et 28 fevrier 1999 à Toulouse.

 

 

Le 26 octobre 98, j'ai été intronisée en tant que 1er stolon dans la confrérie de la violette. Me voici en compagnie de Jeanie et Joseph Chassant, producteurs de violette de Toulouse depuis des lustres!

Eulalie à 2 ans et demi, très fière de sa couronne de violettes de Toulouse....

 

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